Du poulet frit à la bière, plongez dans les rituels culinaires de la Corée du Sud.
Le 치맥 (chimaek) est bien plus qu'un repas : c'est un véritable rituel social coréen. Chaque vendredi soir — mais aussi les soirs de matchs de football ou de baseball — des millions de Coréens commandent du chimaek en livraison.
La culture de la livraison (배달 beodal) est poussée à l'extrême en Corée du Sud. Le pays possède l'un des systèmes de livraison les plus rapides et les plus développés au monde, avec des applications comme 배달의민족 (Baedaluiminjok) — littéralement "la nation de la livraison" — qui regroupe des dizaines de milliers de restaurants.
Commander du chimaek, c'est partager un moment, regarder un drama ou un match, et profiter de la douceur du soir coréen.
En Corée, le repas est un acte de lien social profondément ancré dans la culture. Pendant longtemps, manger seul en public était considéré comme tabou ou triste — les Coréens appelaient cela 혼밥honbap = manger seul.
Mais depuis les années 2010, avec la montée de la génération solo (célibataires vivant seuls à Séoul), la culture du 혼밥 s'est normalisée. Des chaînes de restaurants ont même créé des espaces spécialement conçus pour manger seul, avec des séparations et des comptoirs individuels.
La tradition coréenne veut qu'on partage tous les plats : les 반찬banchan = accompagnements sont placés au centre de la table et partagés par tous. Il n'y a pas d'"assiette individuelle" dans le sens occidental.